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Association suisse pour la mobilité autonome

AMS 2027 : Automated Mobility Switzerland, l'édition nationale qui se tiendra le 4 mai 2027 à Lucerne

AMS sera de retour le 4 mai 2027 à Lucerne sous le nom d’« Automated Mobility Switzerland », une édition nationale organisée dix mois avant que les cantons ne doivent se prononcer sur les demandes relatives aux véhicules autonomes.

Rédigé par

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Raphaël Sauvain

Publié le

BlogÉvénements, politiques et lois
AMS 2027 is back: Automated Mobility Switzerland on 4 May 2027 in Lucerne

AMS 2027 takes place on 4 May 2027 at the Swiss Museum of Transport in Lucerne. In 2027, the acronym stands for Automated Mobility Switzerland: a national edition organised by SAAM, the Swiss Association for Autonomous Mobility, for the public authorities, operators, industry and research institutions involved in deploying automated vehicles in Switzerland.

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AMS 2026 helped politicians and authorities get a grasp on how automated vehicles will operate

The 2026 edition, the Automated Mobility Summit, took place over two days at Innovation Park Zurich, with international speakers and a programme dedicated to developments abroad. AMS 2027 is shorter and focused on Switzerland. Ticketing for AMS 2027 opens on 12 January 2027. Visitors can register on automatedmobilitysummit.ch to be informed when it opens.

Un nom, deux formats : AMS alterne entre une édition nationale et une édition internationale

À partir de 2027, l'AMS suivra un rythme fixe. Les années impaires, l'« Automated Mobility Switzerland » constituera l'édition nationale. Les années paires, l'« Automated Mobility Summit » constituera l'édition internationale. La prochaine édition internationale est prévue pour 2028.

L'acronyme et l'identité visuelle restent inchangés. Les participants, les partenaires et les médias qui connaissent AMS retrouvent le même événement, et le mot qui suit « Automated Mobility » précise la thématique de chaque édition. Ce rythme régulier offre également aux partenaires une visibilité pour leur planification en 2027 et 2028.

Pourquoi une édition nationale en 2027 : l'échéance de mars 2028 pour les cantons

The choice of a Swiss edition for AMS 2027 follows the timetable set by the federal Ordinance on Automated Driving (VAF), in force since 1 March 2025. The ordinance allows driverless vehicles on Swiss roads within approved operating areas, under the supervision of an operator.

L'autorisation de ces zones d'exploitation relève de la compétence cantonale. Conformément à l'article 44 de l'ordonnance sur la sécurité des installations de transport (VAF), le canton compétent en matière d'enregistrement examine et coordonne la demande, puis délivre l'autorisation. Les communes concernées doivent être consultées. Si la zone s'étend sur le territoire d'un autre canton ou empiète sur une route nationale, l'accord de ce canton ou de l'Office fédéral des routes (OFROU/ ASTRA) est requis.

L'article 51 de l'ordonnance sur l'asile (VAF) prévoit une période transitoire : au cours des trois premières années suivant l'entrée en vigueur, il n'existe aucun droit légal à ce qu'une telle demande soit examinée. L'ordonnance étant entrée en vigueur le 1er mars 2025, cette période prend fin le 1er mars 2028. À partir de cette date, les cantons doivent être en mesure de traiter les demandes. Les directives de l'OFROUrelatives à l'autorisation des zones d'exploitation des véhicules sans conducteur s'appliquent depuis le 1er janvier 2026.

Les autorités cantonales se préparent à assumer ces nouvelles missions. L'AMS 2027 se tiendra dix mois avant la fin de la période de transition. Il est conçu comme un lieu de rencontre entre les autorités chargées d'évaluer les demandes et les opérateurs, fabricants et chercheurs qui les déposeront ou les soutiendront.

Ce que ces nouvelles missions impliquent pour les cantons et les villes

Pour un canton, une demande d’autorisation d’exploitation implique de répondre à plusieurs questions définies dans l’ordonnance. L’article 45 de l’ordonnance sur la circulation routière (VAF) énumère les conditions : les véhicules doivent être capables d’effectuer la tâche de conduite de manière autonome dans la zone demandée, la circulation ne doit pas être entravée, et la présence d’opérateurs ainsi que la communication doivent être assurées. L’autorisation doit être accordée si aucun motif local ne s’y oppose. Les lignes directrices et l’outil d’évaluation de OFROUportent sur les effets d’une zone demandée sur la sécurité routière, la fluidité du trafic et les besoins des piétons et des cyclistes.

Pour une ville ou une commune, le rôle est différent. Les communes ne sont pas l'autorité compétente pour délivrer les autorisations, mais elles doivent être consultées pour chaque demande concernant leur territoire (art. 44, al. 3, VAF). C'est lors de cette consultation que peuvent être soulevées les questions locales, telles que les arrêts, l'aménagement des rues ou la liaison avec les transports publics locaux.

Certains cantons ont déjà adapté leur réglementation. Le canton de Berne, par exemple, appliquera à partir du 1er janvier 2027 une révision partielle de son règlement de circulation, en vertu de laquelle son service des transports routiers examine et coordonne les demandes d'autorisation d'exploitation.

À qui s'adresse AMS 2027 ?

La norme AMS 2027 s'adresse aux personnes qui seront amenées à travailler sur des projets liés aux véhicules autonomes en Suisse dans les années à venir :

  • services cantonaux de la circulation routière, services des travaux publics et de la mobilité
  • les villes et communes susceptibles d'accueillir des zones d'exploitation
  • sociétés et opérateurs de transports publics
  • constructeurs automobiles, importateurs et fournisseurs de technologies
  • instituts de recherche et universités
  • SAAM membres et partenaires

Le programme sera publié sur automatedmobilitysummit.ch dès qu'il sera confirmé.

FAQ : les véhicules autonomes en Suisse

Deux niveaux entrent en jeu. Le véhicule et son système d’automatisation doivent faire l’objet d’une homologation de type, ce qui nécessite une homologation du véhicule complet délivrée dans un État membre de l’UE ou de l’EEE (art. 11 et 12 VAF). La zone d’exploitation, c’est-à-dire le lieu où le véhicule est autorisé à circuler, est approuvée par le canton d’immatriculation (art. 44 VAF). Les communes concernées sont consultées, et l’accord d’ OFROUest requis pour les routes nationales.

Le titulaire doit s'adresser au canton d'immatriculation, comme pour tout véhicule. Pour un véhicule sans conducteur, le certificat d'immatriculation et les plaques d'immatriculation ne sont délivrés qu'une fois la zone d'exploitation approuvée (art. 71 VZV modifié, annexe à la VAF). Le certificat d'immatriculation indique si des commandes manuelles sont installées et, le cas échéant, à quel endroit (art. 40 VAF). Les véhicules sans conducteur font l'objet d'un contrôle technique un an après leur première immatriculation, puis chaque année.

Le service cantonal des transports routiers du canton d'immatriculation, c'est-à-dire l'autorité chargée d'immatriculer les véhicules classiques. Seuls les titulaires ayant leur siège social ou leur domicile en Suisse peuvent demander une zone d'exploitation (art. 43 VAF).

Une zone d’exploitation désigne l’itinéraire ou la zone définis dans lesquels un véhicule sans conducteur est autorisé à circuler. Le titulaire la décrit dans sa demande, et le canton l’évalue sur la base des conditions prévues à l’article 45 de l’ordonnance sur la circulation routière (VAF) et des directives de l’ OFROU , en vigueur depuis le 1er janvier 2026.

Aucun conducteur n'est nécessaire, mais une personne physique, dite « opérateur », doit surveiller le véhicule pendant son fonctionnement (art. 34 VAF). L'opérateur peut travailler à l'intérieur ou à l'extérieur du véhicule ; il doit être domicilié en Suisse, être titulaire d'un permis de conduire de catégorie B au minimum et avoir suivi une formation dispensée par le constructeur (art. 36 et 37 VAF).

Le titulaire doit veiller à la mise à jour et à l'entretien du système d'automatisation, effectuer une vérification avant chaque mise en service quotidienne, s'assurer que le véhicule ne circule que dans la zone autorisée sous la surveillance d'un opérateur, et veiller à ce que la police puisse contacter l'opérateur (art. 38 VAF). Une entreprise doit désigner une personne physique responsable.

Pendant la période de transition, qui prend fin le 1er mars 2028, il n’existe aucun droit légal à ce qu’une demande soit examinée (art. 51 VAF). À compter de cette date, les cantons devront être en mesure de traiter les demandes relatives aux zones d’exploitation.

L'ordonnance autorise la conduite en mode pilote sur autoroute, le conducteur devant être prêt à reprendre le contrôle dès qu'on le lui demande, ainsi que le stationnement automatisé dans des parkings désignés. Selon le site OFROU, ces systèmes ne pourront être utilisés qu'une fois qu'ils auront été homologués pour la circulation sur les routes suisses.

Sources et lectures complémentaires

Pour en savoir plus sur le cadre juridique suisse, consultez notre page « Guides et réglementations » ainsi que la boîte à outils «SAAM ». La feuille de route «SAAM » 2026-2040 définit les étapes et les domaines d'action en matière de mobilité automatisée en Suisse.


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